vendredi 15 février 2019

"Qui me fait le plus peur? Les petits enfants."




















(Citation de Alfred Hitchcock)





"IMPLOSANTE MOBILE"


La définition de l'image par André Breton à pierre Reverdy :
 
"Le rapprochement de deux réalités plus ou moins éloignées. 
Plus les rapports des deux réalités rapprochées seront lointains et justes, plus l'image sera forte..." légende l'image contemporaine au point que Jean-Luc Godard, lorsqu'il chevauche le siècle dans ses Histoire(s) du cinéma, la reprend comme principe de résolution générale (et générative). 
Stéphane Tesson qui s'avère à l'évidence un imagier ; comme l'attestent les épais blocs de brouillon sur lesquels, escortés de pages blanches, se succèdent les dessins au crayon, retourne volontiers cette conception. Plutôt que de rapprocher, il agrège deux réalités : les éléments réunis fusionnent, s'absorbent mutuellement, se confondent bientôt. 

Le blanc entre les deux images (qui permet la suture) disparaît au sein d'un rébus muet, comme l'indique Tesson qui place "Le point de fuite à l'intérieur". 
À se demander si, dans ces volumes qui comptent autant de versos immaculés que de rectos crayonnés, les blancs ne figurent pas des images abouties.
 Aux objets de solderies discount qui sollicitent avec insistance l'artiste en quête de sujet : "Pourquoi ne pas peindre?" Tesson répond par une interro-négative :
"Comment ne pas être déçu? 
"
Question déplacée ou méthode de dessin?



(Dans la collection "Carnet Sagace"
 ESAC de Pau, villa Formose. Février 2002.)

À la question : « Pourquoi ne pas peindre ? »
Je réponds désormais pourquoi pas la couleur !
Quant aux motifs,l’hybridation continue par les boucles de l’histoire et de l’histoire de l’art et autres contextes jusqu’aux plus contemporains.



ST.































Sept petits extraits de récits sont lisibles sur place en prévision d'une édition en CDaudio
avec lecture de  >> Isabelle Starkier <<






Extrait d'un des sept textes, John S.

Vers la 3èmeannée, John S et deux autres étudiants s’installèrent en colocation dans une petite maison perchée sur le coteau de Penhanguer. Je crois que cette commodité ne fut pas si bonne pour John S,  car loin du centre ville où se trouvait l’école, un certain isolement le rendait mélancolique voire exilé comme deux fois.
Je revois encore un ballon de football américain posé sur petite armoire près de son lit, et, plus surprenant pour moi, un drapeau du Dixieland.

Je m’étais levé très tard avec une terrible gueule de bois ressemblant tant bien que mal le puzzle de la nuit passée. En arrivant à l’école j’appris que tout le monde était à la recherche de John S. En fin d’après midi, nous apprîmes qu’il avait terminée sa nuit à l’hôpital psychiatrique Étienne Gourmelen. Le lendemain il portait une minerve et marchait avec une béquille, il s’était jeté dans l’Odet mais sans se douter que la rivière était en marrée basse. L'apparence de la situation confinait au tragi-comique et John S commençait à saisir le privilège de devenir un personnage, comme si le choc l’avait désinhibé. Il s’était rendu compte aussi qu’on s’était vraiment inquiété pour lui. 
Avant ce nouvel état d’esprit de John S, mon puzzle c’était ajusté. Vers une heure du matin à la fermeture des bars nous étions allés chez moi quai de l’Odet boire du whisky à tel point que tout le monde se trouva dans une telle condition que tout se dévissait en propos et discours des plus décousus, passant de l’agressivité au rire nerveux, crise de larmes et embrassades fraternelles. Une de ces charmantes et riches palettes d’émotions que bons nombres d’ivrognes occasionnels connaissent bien alors que l’ivrognerie régulière sait tenir sa ligne de flottaison car il faut être d’aplomb pour remplir la calle de chaque jour au lendemain.
J’avais dès le début pris John S tel qu’il était et j’appris plus tard que ses parents l’avaient envoyé en France poursuivre des études artistiques, sa mère enseignait le Français et je ne sais pour quelle raison obscure il avait fallu éloigner le jeune John de la demeure familiale, comme ces légendes du sud profond qui savent en dire juste assez pour que le mystère perdure. Il venait s’ajouter à cela, telle une carte postale, une riche demeure à colonnes au fond d’une large allée bordée d’arbres centenaires que John nous avait montré d’un album. Une atmosphère de plantation jalousant ses précieux secrets d’une génération l’autre.  John l’américain décevant les attentes de nos clichés, comme insipide en début de cycle d’études avait pris une épaisseur existentielle surprenante, voire romanesque…







mardi 8 mai 2018

"C'ÉTAIT MIEUX MAINTENANT"



Exposition visible jusqu'au 29 juin.

Emplacement, cliquer ici >> Kelenn
Horaires : 
du lundi au vendredi de 9h à 12h,
de 12h 45 à 17H

 

Presse :




































lundi 25 janvier 2016

Performance "Double Messieurs" Galerie Thaddaeus Ropac, espace Pantin, Jeune Création 66 Édition.







sont heureux de vous inviter
à venir voir la performance :

« Double Messieurs »

à 16h,
le 23 janvier 2016.

Galerie Thaddaeus Ropac, espace Pantin.

Dans le cadre de « Jeune création »  édition 66.








Plus d’informations ici :